Kidal a servi d’appât: Le film d’une stratégie militaire qui a brisé l’ennemi à Anéfis
Invité au Journal Télévisé de 20 heures sur la chaîne nationale (ORTM) ce 10 juillet 2026, le chef d’État-Major général des Armées, le Général de Division Elysée Jean DAO, s’est livré à un exercice de transparence stratégique. C’était surtout l’occasion pour lui de taire les rumeurs et d’encourager les citoyens à faire confiance aux Forces Armées Maliennes, dans un contexte de peur et d’incertitude.
Avant de présenter la situation à Anéfis, le chef d’État-Major général des Armées a tenu à féliciter et encourager tous ces hommes qui se battent jour et nuit pour garantir un sommeil paisible à l’ensemble du peuple malien. Il a également adressé ses condoléances à tous ces FAMa tombés à l’occasion des récentes opérations et un prompt rétablissement aux blessés. Il a par la suite annoncé au peuple malien la mainmise effective et totale sur la localité d’Anéfis après plus de 20 heures de combat, permettant ainsi d’y ravitailler les troupes.
Comment Kidal a servi d’appât ?
La tactique dévoilée par le chef d’État-Major général des Armées constitue un cas d’école. Le chef d’État-Major général des Armées rapporte que les groupes armés ennemis ont submergé Anéfis en y déployant tous leurs moyens. une erreur planifiée avec soin par les forces armées maliennes depuis leur choix stratégique de céder Kidal. Pour attirer une poule vers soi, il suffit de lui lancer des graines. En cédant Kidal de façon temporaire, les FAMa voulaient créer un sentiment de force dans l’esprit des rebelles en leur faisant croire que, s’ils avaient pu récupérer Kidal, alors rien ne pouvait les empêcher de continuer leur conquête. Ce suprémacisme psychologique les conduira à Anéfis, pour mener ce que l’histoire retiendra comme étant la Bataille d’Anéfis.
Anéfis, la convoitise qui a éteint l’ennemi
Avec une maîtrise de la géographie du territoire malien, l’invité de l’ORTM a su étaler les enjeux et le caractère stratégique de la localité d’Anéfis. Pour les groupes armés, Anéfis est la porte à la sortie de Kidal vers Gao. C’est également un terrain sur lequel passe beaucoup de trafic. Il ajoute qu’Anéfis donne directement sur le Tamesna, et qu’on peut continuer de l’autre côté au sud, vers In Tédjaïni, remonter vers le Tilemsi et accéder aux autres pays. Pour eux, prendre Anéfis allait couper l’unité et l’emprise des FAMa sur Aguelhok. Tout ceci n’aura été que de vilains projets pour les terroristes qui ont trouvé des FAMa préparés et prêts.
En magnat de la géostratégie, le Général de Division Elysée DAO a expliqué comment les plaines d’Anéfis ont plongé les terroristes dans un cercle sanglant et sans évacuation. C’était surtout l’occasion de réduire de façon considérable le lourd dispositif que possédaient les terroristes, qualifié par le chef d’état-major de « moyens d’un État ». Même si le chef d’État-Major émet quelques doutes sur un possible basculement de la situation malgré cette démonstration de force, il reste satisfait du fait que les terroristes ont déployé des blindés, des mitrailleuses antiaériennes et des canons antichars qui ont été détruits.
Un bilan lourd !
En termes d’engins blindés, 10 au départ ont brûlé pour aller vers 14 que nous avons identifiés formellement. À l’entrée d’Anéfis, 10 engins blindés étaient identifiés formellement. Plus tard, le ratissage a continué, et 4 autres ont été retrouvés à la périphérie. En termes de véhicules portant des armes majeures, telles que des armes antiaériennes (les ZU-23) et des mitrailleuses lourdes (14,5 mm), on en compte un peu plus de 20, soit 24 précisément.
Pour les autres véhicules, les véhicules simples de transport ou de combat (les véhicules tactiques), une trentaine ont été détruits, et les motos tournent autour de 300. Il y a eu beaucoup d’autres dégâts que l’ennemi a subis, affirme l’État-Major. Même si le chef d’État-Major déplore la perte d’une trentaine de personnes pour le moment, le bilan reste tout de même élogieux pour les FAMa. Le chef d’État-Major rapporte que dans les coulisses du terrorisme, c’est le choc total car ils n’avaient jamais été frappés de la sorte.
Des sponsors tapis dans l’ombre
Le chef d’État-Major fait une remarque inquiétante : la reconfiguration des capacités ennemies malgré la destruction importante du 25 avril. Le chef d’État-Major affirme à cet effet qu’en tant que groupes armés terroristes, ils n’ont pas les capacités d’acquérir ce matériel de combat seuls. Il a rappelé que plusieurs parmi ces rebelles sont innocents, mais ont malheureusement été victimes d’un endoctrinement, d’une manipulation et d’une instrumentalisation. Le temps de la reconversion est encore en marche et l’indécision sera fatale quand le rouleau compresseur sera déployé.
Stephan MOMO (Stagiaire)
