Transport maritime : MSC suspend ses activités au Mali, invoquant l’insécurité et la pénurie de carburant
Le groupe Mediterranean Shipping Company (MSC), premier armateur mondial spécialisé dans le transport de conteneurs, a annoncé ce vendredi 7 novembre la « suspension de ses activités à destination et au départ du Mali ». Le groupe italo-suisse évoque la pénurie de carburant et l’insécurité sur les axes routiers.
Le groupe Mediterranean Shipping Company (MSC) suspend, avec effet immédiat, ses services à destination et au départ du Mali. Dans un communiqué daté de ce vendredi 07 novembre a adressé à ses clients, le premier armateur mondial spécialisé en transport de conteneur indique qu’en raison « de difficultés opérationnelles majeures liées à des problèmes de sécurité accrus et à une pénurie critique de carburant, le transport routier de marchandises à destination du Mali est temporairement suspendu jusqu’à nouvel ordre ».
La suspension des activités du groupe italo-suisse à destination et en provenance du Mali concerne l’ensemble des corridors d’accès reliant le pays à la côte, notamment Abidjan (Côte d’Ivoire), Dakar (Sénégal), Tema (Ghana), Lomé (Togo) et Conakry (Guinée). Cette décision a de lourdes répercussions sur l’économie nationale, fortement dépendante de l’extérieur en raison de la situation enclavée du Mali, qui ne dispose d’aucun accès à la mer. Le gel des activités du plus grand armateur mondial rendra difficile l’approvisionnement du pays en marchandises (biens de consommation, équipements industriels et autres produits essentiels) asphyxiant davantage l’économie nationale.
Cette décision du groupe italo-suisse intervient dans un contexte marqué par l’attaque des camions-citernes par les groupes jihadistes du Jnim, lié à al-Qaïda, entraînant une pénurie de carburant à Bamako et dans une partie du Mali. Elle intervient au lendemain de l’accord trouvé entre le gouvernement de transition avec la CMA-CGM, troisième armateur mondial, qui avait annoncé mercredi la suspension des activités à destination et au départ du Mali.
Abdrahamane SISSOKO/maliweb.net
